Notes biographiques

christiane_cadieux_photographe                             Photo: Monique Laroche

Enfant unique sur une ferme dans un rang de Rigaud, j’ai eu tout le loisir, la solitude et le temps d’observer pour mieux me fondre à même toute cette nature et cette simplicité qui se vivaient devant moi. Mon regard est devenu plus pénétrant jour après jour parce que ma grand-mère devenue aveugle n’avait de cesse de me demander de lui décrire dans les moindres détails tout ce qui se vivait autour de nous. Du plus loin de mes souvenirs, la création a toujours fait partie de ma vie et déjà à la tendre enfance,  encouragée et stimulée par la sensibilité et l’ingéniosité de ma mère et le talent de philosophe conteur de mon père, mes dessins furent choisis pour des expositions.

Par la suite au secondaire, j’ai continué à dessiner et à explorer la sculpture, les arts textiles de même que les arts plastiques; j’ai aussi touché au théâtre et monté des spectacles multimédias. Cette lancée m’a amenée à entreprendre des études en arts plastiques au Cégep du Vieux-Montréal pour y obtenir un DEC en 1976. À l’université, dans le cadre de l’obtention d’un bac en animation et recherche culturelle en 1979, j’ai perfectionné la photo, la vidéo et le cinéma et j’ai réalisé quelques productions.

Dans les années 70, j’ai peint des murales dans des endroits publics. Dans les décennies 70, 80 et 90, je fus animatrice de plusieurs ateliers d’art et de théâtre. Je me suis initiée à la scénarisation, je fus assistante à la réalisation et à la production vidéo, agente de spectacles et assistante à la promotion dans l’industrie du disque de même que figurante au cinéma. Dans la même période, j’ai participé à des expositions collectives de photos. Comme peintre, j’ai fait quelques expositions solos, dont deux à Paris, en plus de participer à des expositions collectives parisiennes et au Festival international des arts à Montréal. J’ai aussi été membre active de l’Association pour le développement des arts visuels de Montréal. Dans les années 80 et 90, j’ai suivi des ateliers d’écriture et j’ai participé à un concours de scénarios de fiction, parrainée par une maison de production. J’ai élaboré et dirigé le projet et coécrit le livre La vie qui bat, Du désespoir à l’autonomie en passant par la relation d’aide, qui a été publié en 2003 aux Éditions Stanké. Je rédige encore des articles dans des revues en santé mentale et en intervention.

À 10 ans, lorsqu’un photographe du journal local m’a fait cadeau d’un appareil photo, à mon premier déclic, j’ai photographié ma mère. Par la suite, j’ai continué en photo, et de petits appareils en petits appareils, j’ai pu acheter à 17 ans mon premier reflex. J’ai fait de la photo argentique pendant plusieurs années et je possédais une chambre noire, mais c’est véritablement en 2007, lorsque j’ai fait l’acquisition d’une caméra numérique, que la photo a éclipsé toutes les autres formes de création artistique. J’avais enfin trouvé le médium qui alliait tous mes multiples apprentissages et me permettait de sentir que ma création faisait du sens avec tout ce que j’étais maintenant et ce qui m’entourait. Je venais de mettre le doigt sur le déclencheur d’une passion obsédante, qui m’a permis de mieux assumer et actualiser l’artiste en moi. Je me suis perfectionnée en suivant toutes sortes d’ateliers en photographie et je continue toujours. En 2008, je suis devenue membre du Club photo de Saint-Lazare et suite à mon déménagement à Montréal, j’ai joint en 2009 le Club photo de Rivière-des-Prairies où je m’implique encore activement. En 2015, je me suis aussi inscrite comme membre au Club photo d’Oka.

À la demande du Musée de société des Deux-Rives (MUSO), à Salaberry-de-Valleyfield, j’ai fait une exposition solo intitulée Faire du temps ou faire du sens?, du 20 juin au 30 septembre 2012. J’ai assuré la direction artistique de cette exposition qui comprenait plus de 400 photographies dont 108 photos imprimées, faisant partie d’un concept de huit segments, chacun d’eux peint d’une couleur choisie pour disposer psychologiquement les visiteurs. Chaque segment accompagné d’un texte était regroupé dans quatre zones de musiques originales spécialement composées pour l’événement par Éric Léonard, le tout disposé à travers un parcours avec des installations permettant de mieux intégrer le propos des photos. Le huitième segment regroupait 365 photographies en projection continue dans une vidéo spécifiquement  produite par le MUSO, Une photo par jour pendant 365 jours, où je relatais ma démarche photographique derrière un tel défi  relevé en 2010; une partie de ce document avait été tournée lors d’une conférence sur le sujet que j’avais présentée au Club photo de Rivière-des-Prairies. Un espace interactif photo impliquant le public complétait l’exposition. Pour l’occasion, un livre de mes photographies, Fragments de l’exposition présentée durant l’été 2012 / Faire du temps ou faire du sens?, a été édité par le Musée. Dans le cadre des interactions avec le public, en plus de discuter de mon exposition, j’ai expliqué ma démarche photographique liée à ma pratique d’intervention en santé mentale, j’ai rencontré les enfants inscrits au camp de photographie organisé par le Musée et j’ai aussi eu le plaisir d’échanger dans le cadre des Journées de la culture.

J’ai été sélectionnée pour présenter une exposition solo La Quête aux Ateliers Lozeau à Montréal, du  5  au  31  mars 2015. L’ objectif de cette exposition était de s’interroger sur le fait que chaque être  humain donne une direction à  son  existence  jusqu’ aux confins de sa vie…  pour y trouver quoi?   Que cherchent toutes ces personnes qui marchent vers… Cette question me hantait depuis mon enfance  et avait trouvé son origine en regardant une photo prise en 1948, d’ un homme et  d’une  femme  (mes  futurs parents) marchant  vus  de  dos, vers  leur  destin. Toute  l’exposition montrait des personnes marchant dans différents contextes  et  dont les photos illustraient une série d’émotions qu’elles auraient à vivre tout au long de leur existence (l’amour, les peurs, le courage, les espoirs, la démesure, l’affirmation,  etc.). Sur la  route de  La Quête se voulait une randonnée en compagnie de l’être cheminant, dans une ambiance de réflexion. Le livre photo La Quête fut publié pour l’occasion.          

Presque à chaque année depuis 2011, une de mes photos a été choisie par le Club photo de Rivière-des-Prairies pour participer au concours Circuit photo de La société de promotion de la photographie du Québec (SPPQ); en 2017, j’ai représenté le Club photo d’Oka. Les photos sélectionnées vont parcourir plus de 3 000 kilomètres à travers les clubs photo du Québec, afin d’y être jugées par leurs membres. En 2011, plus de 700 juges ont participé à la sélection et dans la catégorie noir et blanc, ma photographie intitulée Transcendance s’est mérité la première place et fut par la suite publiée dans la revue Photo Solution.

Dans le cadre du concours Défi Interclubs – SPPQ (renommé en 2012 Défi Interclubs Mongeon-Pépin), j’ai représenté le Club photo de Rivière-des-Prairies avec plusieurs de mes photos, en 2010, 2011, 2012, 2014, 2017 et en 2018; en 2016, j’ai représenté à ce concours le Club photo d’Oka.

Ma photo La cour féerique a été publiée dans Photo Solution, en 2014, pour le concours Expo, thème Histoires d’été. En 2017, le magazine Photo Solution a publié mes photos dans le cadre du concours Expo, pour les thèmes Scène de rue, Couleur dominante et Ponts. En 2018 toujours dans le cadre du concours Expo, Photo Solution a publié ma photo pour le thème Moyens de transport et Vacances.

Je fus finaliste du concours Des prises de vues à couper le souffle 2014, organisé par le journal Le Placoteux pour son cahier du tourisme Kamouraska-L’Islet. J’ai participé, en 2013 et 2014, au concours Le talent de chez-nous, organisé par Lozeau. J’ai soumis des photos à tous les concours thème du Club photo de Rivière-des-Prairies depuis 2009, de même qu’à chaque concours de fin d’année. Plusieurs années, j’ai remporté la première place du cumulatif des concours thèmes, les autres années je prenais la deuxième place. Dans le cadre du vingtième anniversaire de l’Équipe RDP, l’on ma remis une plaque pour la première place du cumulatif des concours thèmes 2018 du Club photo de Rivière-des-Prairies.

Sur demande, certaines de mes photos ont servi à illustrer un article de psychologie et un ouvrage d’Hydro-Québec; d’autres ont été utilisées pour des colloques, des présentations et des formations en santé mentale, de même que pour le site web de l’organisme Diogène où je travaille et qui offre du suivi alternatif en santé mentale, justice et itinérance. J’ai aussi produit d’autres livres photo : Il était une fois un rodéo, Au-delà du portrait et Edgar et Nancy que l’on peut consulter sur ce site à l’onglet LIVRES PHOTO.

J’ai fait partie des photographes sélectionnés en 2011 pour une exposition collective intitulée 24 heures de vie, un événement de la Maison de la culture Rivière-des-Prairies, en collaboration avec le Club photo de Rivière-des-Prairies. Mon concept de segment, intitulé 24 heures de vie, après la vie…, voulait représenter ce qui arrive après la mort, tant pour ceux qui viennent de mourir que pour ceux qui continuent à vivre.

J’ai aussi présenté des photos lors de d’autres expositions de groupe, notamment Les Clubs photo s’exposent des Ateliers Lozeau, en collaboration avec la SPPQ, de 2011 à 2018.

À l’été 2015, j’ai participé à l’exposition collective du Club photo d’Oka présentée à l’Église d’Oka. Pour toute l’année 2016, j’ai exposé avec le Club photo d’Oka au Parc National d’Oka (local du Littoral).

En 2018, j’ai exposé dans à une exposition collective extérieure (mai à octobre) Regards pointeliers et prairivois, organisée par la Maison de la culture de Pointe-aux-Trembles.

J’ai pris part à l’exposition annuelle du Club photo de Rivière-des-Prairies entre 2009 et 2018; lors de l’exposition de 2013, en plus des photos régulières présentées, j’ai exposé dix photos supplémentaires dans le cadre d’un projet plus personnel sur un thème spécifique.

En 2008, j’ai participé à l’exposition collective annuelle du Club photo de Saint-Lazare.

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